TAÏWAN, République de Chine, un nouveau visage de l’Asie

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Après mon petit périple au Japon d’une quinzaine de jours, mon second voyage dans ce pays dont je rêvais depuis l’adolescence et qui me fascine toujours autant, j’ai souhaité mieux comprendre comment s’articulaient tous ces pays que l’on qualifie d’asiatiques. Pour cela, quoi de mieux que de continuer à se déplacer dans d’autres pays, et en particulier à Taïwan dont le nom officiel est la République de Chine.

Voyager, c’est laisser beaucoup de soi quelque part pour mieux s’ouvrir à des cultures que je ne qualifierai pas d’étrangères, mais de différentes. Pendant mon voyage au Japon, j’ai parfois ressenti une certaine forme de solitude, tant l’écart entre ce que l’on connaît et ce que l’on ignore peut parfois être important. Et là, on se sent brusquement vulnérable, sans repère, parfois même insignifiant car on peut avoir l’impression de ne plus rien comprendre au monde, d’être à ses marges, loin de tout ; c’est un état de solitude qui gagne alors et peut menacer de nous envahir, de déborder pour nous emporter dans un déséquilibre où finalement la tentation serait très grande de rentrer à la maison.

Mais non, tel un voyageur qui croit en la vertu des voyages, non pas d’agrément mais d’immersion dans une culture autre, je suis parti en fin de matinée de mon hôtel d’Osaka pour prendre le métro afin de me rendre à l’aéroport Kansaï international. Plongée dans cette ville à la vie toujours en mouvement, croisement de gens inconnus embarqués dans leur vie professionnelle, étudiante ou scolaire, familiale, et moi, avec ma valise, mon sac à dos, l’appareil photo en bandoulière, l’œil attentif, parfois gourmand pour saisir une étincelle de vérité dans ces paysages humains toujours renouvelés entre deux stations… Que dire du métro d’Osaka, mais qu’il est d’une propreté exemplaire, très confortable, à l’image de l’archipel où le respect des autres est le gage d’une vie en commun harmonieuse, ou à tout le moins apaisée. Pendant tout mon séjour au Japon, je n’ai jamais vu une tentative de frauder pour ne pas payer ; le regard social paralyserait je pense toute personne qui essaierait de vivre au crochet de la société en ne payant pas son titre de transport. Comme la France m’a alors semblé très en retard sur ce respect des règles communes élémentaires. Quand aux tags, je n’en ai pas vu un seul, mais vraiment pas un seul.

Le vol s’est très bien passé, à vrai dire j’ai dormi une partie des trois heures et quelques du temps de parcours mais j’ai quand même trouvé le temps de goûter à mon premier repas taïwanais que j’ai accompagné, je l’avoue, d’un verre de vin blanc, cépage chardonnay. Il fait bon tout de même être français de temps à autre… Je crois d’ailleurs que j’étais le seul européen à bord du vol.

La suite, le métro pour rejoindre le centre ville de Taïpei, métro aussi exemplaire que le métro japonais, un taxi pour atteindre l’hôtel, l’inévitable wi-fi afin de me mettre en réseau avec la famille les amis, et ma première plongée dans la vie taïwanaise, un repas pris sur le pouce comme cela se fait souvent ici où les agents achètent une petite barquette de poulet, de riz ou autre et qu’ils ramènent chez eux ou qu’ils mangent en marchant.

Dernier acte de la journée, ces quelques lignes pour fixer dans ma mémoire tout ce que j’ai vécu aujourd’hui. J’oubliais quelque chose. Après ma sortie nocturne dans les rues de la capitale, j’ai eu beaucoup de mal à retrouver mon hôtel. Je me suis adressé une première fois à un policier qui portait sur la poitrine une petite caméra, cela peut éviter tout malentendu en cas d’incompréhension de part et d’autre. Il m’a aimablement renseigné, mais mon anglais étant encore à améliorer, je me suis adressé un peu plus tard à une jeune couple car je me perdais de nouveau dans ces rues pourvues de petits commerces qui finissent par se ressembler tous, surtout pour un occidental. Après que ce couple m’ait donné les indications nécessaires, moi ayant fait quelques dizaines de mètres, j’ai entendu la jeune femme qui s’était mis à courir pour me rattraper et me disait, toujours en anglais, qu’il y avait erreur et qu’il fallait que je revienne sur me pas, me montrant la direction à suivre. Je les remerciais avec effusion et je m’en fus rentrer dans mon hôtel.

Gilbert,
Lundi 24 juillet 2017

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