TAÏWAN entre passé et présent – TAÏWAN between past and present

J’aime ces allers et retours entre passé et présent, comme une respiration sur l’essentiel de la vie, pour ne pas oublier que tout est mouvement, que le passé est aussi ce qui a pu nous structurer dans une fidélité à nos valeurs, à notre histoire, à tout ce qui nous a construit parce que nous sommes des héritiers, les héritiers de nos ancêtres et de la culture de cette foule innombrable qui nous a précédé et sans qui nous ne serions pas là.

Mais nous ne pouvons pas nous figer sur ce passé, aussi estimable qu’il puisse l’être parfois ; nous nous construisons aussi dans le présent, dans ces relations familiales et sociales qui font de nous un être appartenant à l’humanité où tout se transforme dans un perpétuel développement.

C’est pourquoi j’ai décidé d’aller visiter aujourd’hui le Musée National du Palais et que j’ai eu la chance de rencontrer un petit garçon prénommé YoYo en compagnie de sa maman et d’un ami de la famille sachant parfaitement parler anglais, ma connaissance de la langue de Shakespeare étant d’un niveau assez faible.

Pour me rendre au Musée National, il m’a fallu prendre le métro jusqu’à la station Shihlin, puis un bus, le 255. J’ai bien aimé ce combiné métro-bus qui, au début, me semblait hors d’atteinte. Mais non, voyager devient parfois relativement facile à condition de pouvoir s’immerger dans une société humaine afin de s’imprégner de ses règles de fonctionnement. Et pour cela, il faut que la société dans laquelle on se trouve soit bienveillante envers nous, pour nous accueillir, ce que j’ai constaté ici.

Ce musée renferme plusieurs milliers d’années de civilisation chinoise, en particulier dans le domaine de la calligraphie avec l’enseignement de Confucius, aussi dans le mobilier, les objets de culte, la poterie, la porcelaine. Je trouve assez émouvant d’avoir le privilège de regarder tous ces objets qui ont été portés, aimés par des êtres de chair et de sang, qui sont le témoignage vivant de millions d’hommes, de femmes et d’enfants aujourd’hui disparus. Et nous, saurons nous laisser à tous nos descendants des objets de nos existences qui auront une durée de vie aussi longue que celle que j’observe dans ce musée où beaucoup de monde se presse.

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J’ai été me restaurer après la visite dans ce qui pourrait être à la fois une maison de thé et un café. A l’entrée, une personne qui fait la régulation des entrées et me demande, comme je suis seul, si j’accepte de partager une table avec d’autres personnes. J’acquiesce, bien évidemment. Il faut choisir sur une carte ce que l’on désire consommer, puis aller payer à la caisse, donner son numéro de table, la 18 pour moi, et attendre que l’on nous serve ; c’est en fait une dame et son fils qui sont à la même table que la mienne et qui m’expliquent tout cela en anglais. Elle est professeur de biologie, lui est élève en lycée et veut devenir un « docteur » comme son oncle, comme il me le précise avec conviction. Les voyages permettent aussi ces échanges, souvent parcellaires et fugitifs, éphémères même, mais sur le moment ils rompent l’isolement et donnent matière à s’ancrer dans la réalité d’un pays.

Retour à Taïpei pour me préparer à rencontrer YoYo, sa maman Lin Pi Ling et un ami de son frère, Hu Chun An. Nous allons dîner dans un restaurant près de mon hôtel, au numéro 91 de Kunming Street, quartier de Wanhua et que je recommande. Pour ma part, je commande une soupe aux pâtes, avec légumes coupés tranchés. Moment un peu étrange que cette rencontre de personnes que je n’ai vues que sur internet pour YoYo et sa maman, et jamais vu pour l’ami de son frère.
Je reconnais tout de suite la vivacité de YoYo, son intelligence curieuse de tout ce qui se passe autour de lui, son calme réfléchi aussi. Mon anglais est vraiment peu avancé, j’ai encore beaucoup de progrès à faire. Nous nous présentons mutuellement, parlons de la vie à Taïwan, de l’éducation des enfants, du travail et de beaucoup de sujets, et bien sûr de YoYo tant cet enfant m’a ému lorsque je l’ai vu pour la première fois sur la page d’un réseau social où sa maman poste régulièrement photos, vidéos et commentaires. C’est une soirée très agréable, et j’étais heureux de faire la connaissance de ce petit garçon, aussi de pouvoir le prendre sur moi quand sa maman a proposé de nous prendre en photo.

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Nous avons poursuivi la soirée en changeant d’établissement et j’ai pu découvrir un dessert aux graines de lotus. C’est absolument délicieux.

Sur les conseils de Hu Chun An, j’ai modifié mon programme de voyage en le reportant à plus tard pour ce qui concerne la visite de Taitung en raison de l’arrivée prochaine d’un cyclone, phénomène assez effrayant pour ceux qui l’on vécu. Je l’ai remercié pour ses traductions en anglais, aussi pour l’aide qu’il m’a apportée afin d’annuler la réservation de ma chambre d’hôtel et d’obtenir le remboursement de mon billet de train, sans oublier ses commentaires sur des bâtiments construits par les japonais lorsque Taïwan était sous la domination impériale du Japon. Heureusement, les relations se sont pacifiées entre tous ces Etats.

Gilbert
27 juillet 2017

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