Les clichés de l’Occident sur l’Afrique

Abidjan, le 9 février 2020

Les images sur l’Afrique et ses habitants sont parfois toutes faites et relèvent, soit d’un paternalisme démodé, soit d’une méconnaissance toute occidentale qui voudrait que seul ce qui vient du nord a une valeur absolue, en bien évidemment.

Mais c’est faux !

Prenons la couleur de la peau. On parle en Occident des Noirs.

Si de nombreux africains ont effectivement une peau d’un noir intense, on rencontre aussi tout un panel de couleur noire plus nuancée, avec parfois un grain quelque peu lumineux, et cela change toute la perspective que l’on peut avoir sur l’apparence physique d’une personne. Mais dans la couleur très noire, il y a aussi nuances, et cela enrichit la palette. C’est comme un paysage que l’on ne se lasse pas de regarder.

Je pense, c’est mon sentiment, que les personnes dont la couleur de peau est noire ont beaucoup plus de richesse dans leur pigmentation que celles qui sont qualifiées généralement de blancs. Le plus souvent, c’est un blanc sans beaucoup de nuances, parfois laiteux, souvent très fragile au soleil. Et alors là, ce n’est plus une peau blanche, mais une peau toute rouge, brûlée, qui bientôt pèlera.

Ma peau n’est pas entièrement blanche, elle est plutôt mate, et lorsque je bronze elle devient plus foncée. Cela tient de mes origines andalouses, et j’imagine que ma famille s’est métissée lors des invasions arabes. Il n’y a qu’à se balader dans le sud de l’Espagne et en Afrique du Nord pour comprendre que les peuples se sont mélangés, et que la pureté d’une race cela n’existe pas. On sait d’ailleurs tristement où cette pseudo-supériorité d’une peau, d’un peuple nous a mené. Vers le désastre le plus total, vers l’inhumanité criminelle de l’humanité.

J’aime cet arc en ciel des couleurs, du noir au blanc, en passant par une peau qui parfois bascule vers un ocre clair, difficile parfois de définir la couleur de peau des asiatiques, tant leurs peuples sont nombreux – plus d’un homme sur quatre – avec ce métissage généralisé qui crée des perspectives de peau aux nuances nouvelles.

C’est comme la culture quand elle se métisse, qu’elle devient un pont pour réunir tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.

C’est cet arc en ciel qui devrait être la bannière d’une humanité bienveillante envers tous les membres de la famille humaine. Car l’humanité est une.

Gilbert Sanslaville 桑吉伯

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