時間的流逝 – Le temps qui passe

時間的流逝

讓頭髮多了幾縷白絲

讓記憶時而消逝

讓熱情逐漸衰退

這僅是溜滑梯的開始

對我而言,我估量著今後在溜滑梯上的每一天

就這樣溜著

人們嘗試著抓著樹枝為減緩滑落的速度

但仍然滑行著

我們若能偶爾停下,那便是最好的了。

Le temps qui passe…
Quelques cheveux blancs,
La mémoire qui s’enfuit parfois,
Le goût fané,
C’est le début du toboggan.
Pour moi, je mesure tous les jours que je suis désormais sur le toboggan,
ça glisse,
On essaie de se retenir aux branches pour limiter la descente.
Mais ça glisse quand même,
Au mieux on peut faire parfois du surplace.

桑吉伯

AUTOMN OF LIFE – L’AUTOMNE DE LA VIE…

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Maybe the autumn of life is the season that gives things all its flavour, probably because time is henceforth counted and the depths of our real-life with their difficult moments permit us to reach the most important of our way. With lucidity to better appreciate beauty and poetry that life offers still us, specially when we accept to live new experiences to accomplish us in spite of our age…

L’automne de la vie est peut-être la saison qui donne le plus de saveur aux choses, sans doute parce que le temps y est désormais compté et que la profondeur de notre vécu, avec ses moments forts et difficiles, nous permet enfin d’atteindre l’essence de l’essentiel. Avec cette lucidité pour mieux goûter la beauté et la poésie de ce que la vie veut bien nous offrir et que l’on accepte de vivre…

Gilbert Sanslaville

LE TEMPS…

Le temps, le temps si présent sous ce ciel bleu d’été qui me rappelle les étés de mon enfance algérienne sous un soleil qui inondait d’amour chaque instant de notre vie, quand la douceur habillait les jours et les nuits, qu’elle nous enveloppait d’une quiétude rassurante…

Le temps jamais ne s’arrête, il poursuit sa route comme les planètes autour du soleil, telles les galaxies dans leur course au sein de l’infini espace, mais il s’inscrit aussi dans le balancier de ma pendule bretonne qui égrène chaque seconde, comme les petits pois sous la main de ma mère aujourd’hui disparue, pour préparer le repas dominical.

Que reste-t-il de toutes ces heures, des heures avant minuit où il fallait prendre la vie à bras le corps pour construire son chemin, le façonner en luttant afin de remonter vers la lumière ; oui, que reste-t-il de toutes ces heures d’après minuit quand le sommeil nous emportait vers nos rêves, comme pour mieux nous conforter dans nos choix, dans l’unicité de notre personnalité.

Le temps passe, il glisse tel le vent sur les feuilles des arbres, les toits des maisons, le long des sentiers, dans les campagnes lointaines, chargé par nos émotions et nos sentiments, ce vent chaud du désert habité par l’amour et l’amitié, à la rencontre des autres et des choses de la vie.

La pendule de mon enfance et maintenant de ma vie d’adulte, installée dans le salon de ma maison en balcon sur le jardin fleuri par ce printemps joyeux, continue vaillamment à égrener les secondes, les minutes et les aussi les heures quand, à chaque tour du cadran, imperturbable, elle se met à sonner ce temps qui, à force de liberté, a fini par nous échapper et qu’il s’est mis un jour à ricaner, à se gausser car ce temps insaisissable est brusquement devenu le temps perdu, envolé qui se rétrécit à vue d’œil. C’est le temps du repos, de la retraite, quel joli nom que ce mot de retraite quand il s’apparente à une mise à l’écart de la vie de la cité, où brusquement nous perdons toute utilité sociale, nous devenons des retraités… La retraite, tu parles de ce mot forgé par nos sociétés technocratiques. Je préfère le mot espagnol, la jubilacion, avec ce j – la jota – qui se prononce avec le raclement de la gorge, comme une émotion qui remonterait de très loin pour nous faire mesurer le temps parcouru.

Le temps, le temps de vivre, le temps d’aimer, le temps de mourir à la vie… Tu es poussière et tu retourneras à la poussière murmurait déjà l’Ecclésiaste dans l’Ancien Testament. Lorsque l’on est jeune on a beaucoup de mal à mesurer une telle assertion. Mais le temps nous rattrape bien vite et, un jour, on comprend enfin qu’il faut parfois vivre sa vie envers et contre tout, avec raison mais aussi avec passion pour rester debout, curieux de tout et curieux sur tout, en symbiose avec la communauté des hommes et de la nature jusqu’à la dernière seconde, pour en demeurer des membres à part entière.

Gilbert SANSLAVILLE

NOSTALGIE EN BANDOULIERE…

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Miyajima, JAPAN.

Nostalgie du temps qui passe, file, s’enfuit et me laisse pantois ; comme j’aime ces moments qui deviennent alors une éternité, là où le bleu du ciel l’emporte sur toute autre considération.
Grain de poussière que nous sommes dans l’infini espace, que restera t’il de nous quand les flots du temps se creuseront en se fracassant sur le rivage, là où, jeunes gens, nous courrions, sandales à la main, insouciants, le cœur ouvert sur la vie, si éloignés de cette vieillesse encore lointaine mais prête à nous dévorer…
Gilbert 吉伯

LE TEMPS

Le temps passe, il court, nous laisse pantois tant il s’acharne parfois à se projeter en avant de façon débridée, dans une fuite éperdue, à l’image de nos sociétés prétendument modernes, mais si affreusement boulimiques de notre espace, en dévorant tout pour nous priver de notre liberté d’être, de penser, de vivre…

Eh ! Ce ne serait pas possible qu’il ne se déplace qu’à la vitesse d’un escargot ? Pour que l’on goûte mieux chaque seconde, chaque respiration comme un don de la vie.
Mais cela dépend aussi de nous, car il faut savoir et pouvoir résister à cette pression, cette dictature de l’immédiateté, du temps aspiré, souvent volé à notre insu, à moins que nous n’en soyons complice, tant nous nous identifions parfois de façon inconsciente à cette fuite des choses…

Gilbert