UN ESCARGOT BLEU

Parce qu’il faut bien habiller la vie de couleurs joyeuses, à l’image de ces maisons du Connemara en Irlande, et chasser la grisaille quotidienne des jours sans consistance et sans faim, pour retrouver le bleu de la vie, voici ce petit haïku que j’avais écrit pour une petite fille, Eleana, voilà plusieurs années. Elle s’amusait alors avec un escargot. Cela m’a inspiré ces quelques lignes.

Un escargot bleu
sur ma main, tes yeux étonnés,
ciel en reflet.

Gilbert Sanslaville

RONDE DE HAÏKUS SUR UN REVE D’ENFANCE

Théâtre National de Taïpei, juillet 2017. On reste confondu par l’élégance de ce théâtre où j’ai rencontré de nombreux étudiants qui tout autour dansaient, sous le regard de leur professeur. J’ai senti chez eux une vraie joie de vivre sous un beau ciel d’été et une chaleur comme j’en ai peu souvent rencontrée.

IMG_6658.JPG

Taïwan, le temps ici
arrêté sur un rêve
lointain d’enfance

Pour parcourir
la terre d’Asie, partout,
en saisir l’âme

Avec la floraison
des cerisiers au Japon,
le Changbaishan

En pays de Chine
et son écriture remontant
aux origines,

Comme un parfum
d’Algérie où ce rêve
est autrefois né…

Gilbert
31 juillet 2017

* * * * * * * *
Tori de Miyajima, avril 2015. C’était mon premier voyage en Asie ; j’ai été profondément touché par la beauté du Japon, par son esthétique. Le jour de ma visite, il pleuvait mais j’ai quand même visité jardins et temples.

IMG_0604.JPG

* * * * * * * *
Beijing, Cité interdite, août 2015. Il faisait très chaud. Une amie chinoise m’a fait la visite en me commentant l’histoire de ce joyau d’architecture. C’était aussi un moment très fort.

IMG_1148.JPG

* * * * * * * *
Vue de la Haute Casbah d’Alger où je suis né. C’était à l’époque la clinique de la Croix Rouge. C’est maintenant l’hôpital Ait Idir. J’en ai été tellement ému que j’ai failli rater une marche et tomber. Octobre 2004. J’ai pu fleurir la tombe de ma grand-mère paternelle et de ses parents au cimetière de Saint-Eugène, ainsi que celle de ma grand-mère maternelle au cimetière d’Ouled-Fayet ; c’était un moment très émouvant, un façon de renouer le fil coupé depuis mars 1963, date de mon arrivée en France où je n’avais jamais mis les pieds jusque là.

Vue de la Haute Casbah-Alger.jpg