JAPON et TAÏWAN, été 2017, AU-DELA DE MES REVES…

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Japon, Kagoshima, le port

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Taïwan, Taïpei, grands magasins de la Tour 101

Comment résumer en quelques mots, parce qu’il se fait tard, une heure 45 du matin à Taïchung sur l’île de Taïwan, ce que représente pour moi ce double voyage au Japon et à Taïwan que je vis cette année au mois de juillet et d’août…

Certainement pas un simple voyage de tourisme ou d’agrément, même si la découverte de musées, de monuments ou de paysages est importante et essentielle pour moi ; je dirais que c’est plutôt une aventure humaine où j’ai pu partir à la rencontre de femmes et d’hommes qui m’ont très bien accueilli, que ce soit des amis au Japon ou à Taïwan, ou des personnes que je ne connaissais pas et que j’ai pu rencontrer grâce à mon réseau d’amis ou, tout simplement encore par le fait du hasard ; et je ne veux pas oublier les personnes qui m’ont renseigné alors que je cherchais mon chemin et que je pouvais être dans la difficulté.

Je pense aussi à Kohei, petit japonais que j’ai revu avec ses parents à Osaka et à Yoyo, petit taïwanais dont j’ai fait la connaissance avec sa maman et un ami à Taïpei ; cela a aussi été pour moi un grand moment de bonheur, tant la jeunesse est l’avenir du monde.

A tous, je dis un grand merci. Car si mon voyage est pour moi très réussi et surtout très heureux, c’est grâce à eux que je le dois. Oui, essentiellement à eux que je le dois.

Il est difficile d’écrire sa journée de voyage en rentrant le soir à son hôtel, parfois très tard. Je continuerai de le faire jusqu’à mon retour en France et, bien sûr en France afin de partager avec tous ce que j’ai vécu, tant est intellectuellement gratifiante la découverte d’un pays différent, de son histoire, de sa culture, de tout ce qui le constitue et, par dessus-tout, la richesse de toutes les personnes qui m’ont accompagné, accueilli et m’ont ouvert les portes de leur coeur.

Un dernier mot.
Le Japon est un pays extraordinaire à plus d’un titre, j’en rêvais depuis mes 20 ans. Taïwan, je ne connaissais pas ce très beau pays, accueillant et très courageux.
Je conseille à tous de vous y rendre, vous ne serez pas déçus et, c’est certain, vous aurez pour beaucoup d’entre vous le désir et le besoin d’y retourner pour mieux comprendre leurs habitants tournés résolument vers l’avenir dans le respect de leurs traditions et de leurs valeurs.

Gilbert
Samedi 5 août 2017

Au pays du Soleil levant et de la République de Chine aussi nommée Taïwan…

This is my second trip to Japan ; the first was in march 2015. This year, I have decided to extend this second trip to Taïwan in order to discover this country. I was very happy to return to Asia.

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Déjà deux ans que j’avais foulé le Japon pour la première fois, c’était en mars 2015 pour trois semaines, une éternité dans le fond, moi qui avais rêvé de ce pays depuis si longtemps, depuis mes 20 ans, sans jamais prendre un billet d’avion pour faire coïncider rêves et réalité.

J’ai donc décidé de repartir à l’est du monde, vraiment très à l’est pour retrouver le Japon.
Cela a commencé par un trajet en train pour rejoindre Paris dimanche 10 juillet de cette année 2017 . Nous ne nous sommes pas trop attardés avec ma famille sur le quai à Poitiers pour nous dire au-revoir. Cela tient sans nul doute à mon origine pied-noir quand, à chaque fois que ma mère quittait ses sœurs à la fin des vacances où lors d’un séjour, elles se mettaient toutes à pleurer, tant l’exil de notre terre natale, l’Algérie leur pesait, car elles ne se résignaient pas au fond d’elles-mêmes à cette déchirure qui les avait tant fait souffrir.

Après une nuit passée à Paris chez des amis, me voici parti à l’aéroport Charles-de-Gaulle pour prendre un long courrier, destination Osaka au Japon via Hong Kong. Le départ est prévu à 13h10. C’est un long ballet d’oiseaux blancs au plumage coloré à l’effigie des compagnies qui offre aux voyageurs une chorégraphie dont je ne me lasse pas.

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L’envol, direction Osaka avec escale à Hong Kong.

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La nuit artificielle que les hôtesses de l’air vont bientôt nous procurer en nous faisant fermer les hublots, après une collation où je ne résiste pas à un verre de vin blanc qui fleure bon les plaisirs de la table, me plonge bientôt dans un sommeil où je navigue entre rêves d’Asie et ce que j’ai appris sur mes ancêtres grognards sous Napoléon, à savoir leurs longues marches, par tous les temps et sous le feu des canons, dans de très nombreuses batailles en Prusse, en Pologne et pendant la campagne de Russie. L’avion est plus confortable, plus rapide et surtout l’époque se prête moins aux instincts belliqueux, quoique l’actualité ne soit pas toujours très rassurante.

Le voyage permet de mieux se connaître, surtout lorsque l’on voyage seul ; c’est aussi le temps de la découverte des autres, de leur culture propre, de tout ce qui nous différencie d’eux et il est vraiment très réconfortant de rencontrer des façons différentes de penser, de poser les choses, d’envisager l’avenir. Pour moi, la pensée ne sera jamais unique.

Au réveil, c’est le temps d’accueillir ce nouveau continent, l’Asie, dont les premiers paysages m’enchantent. C’est aussi le moment de mettre sa montre à l’heure chinoise et un peu plus tard à celle du Japon (plus 7 heures par rapport à la France) ; et pour bien commencer la journée de prendre un petit déjeuner chinois que ma voisine, native de Chengdu, m’aide à choisir sur la carte que je déchiffre mal, ma connaissance de cette belle langue chinoise devant encore beaucoup progresser.

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Notre vol ayant environ une demi-heure de retard, je suis accueilli le lendemain 11 juillet à la descente d’avion à Hong Kong, « Port parfumé » en chinois,香 港 par une hôtesse très souriante qui me prend en charge pour rejoindre un autre avion afin de rejoindre Osaka. Je ne verrai que de très beaux paysages par un hublot de cette ancienne colonie britannique que la Chine a repris sous son drapeau voilà 20 ans sous le principe « Un pays, deux systèmes ».

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Autant il y avait beaucoup d’européens sur le vol Paris-Hong Kong, autant ils se font plus rares à destination d’Osaka et, quand je prendrai l’avion quelques heures plus tard après avoir atterri au Japon pour me rendre à Kagoshima, je serai le seul « Nez long », comme nous appellent les chinois.

Enfin, après un voyage de plus de 15 heures, notre avion se pose enfin à Osaka, je suis un peu fourbu mais pas tant que ça, tant la joie de me retrouver au Japon efface les marques de toute fatigue avec cet immense appétit de mieux comprendre ce pays, sa culture, son histoire, sa poésie des jardins et avant toute chose ses habitants.

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Gilbert SANSLAVILLE

Mardi 11 juillet 2017