KAGOSHIMA, LES RETROUVAILLES…

Au mois d’avril 2015, je m’étais rendu à Kagoshima sur les conseils de Junko, une amie japonaise et d’Alain son mari français. J’avais notamment été sur une presqu’île où se dresse la silhouette imposante du volcan Sakurajima qui culmine à 1117 mètres d’altitude. Cela avait été un moment étrange de faire le tour d’une partie de cette presqu’île qui est habitée par ailleurs, et où sont notamment cultivés des daikons, gros radis chinois, dans une atmosphère où la cendre volcanique est partout présente, le ciel chargé et où j’avais parfois ressenti un sentiment d’oppression, de solitude aussi, à la fois de retour au côté primitif de la vie et paradoxalement à une fin de quelque chose, tant tout me paraissait fragile, instable, flottant dans une irréalité. Je portais d’ailleurs un masque pour éviter de respirer trop de particules en suspension. Le volcan est en effet très actif. Les japonais ont construit des canaux, des bassins et des digues pour canaliser les coulées de lave et ils ont aussi édifié des abris pour se protéger en cas d’éruption soudaine.

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Après avoir pris un ferry pour me rendre sur la presqu’île, j’étais monté dans un bus qui m’avait déposé une vingtaine de kilomètres plus loin près d’une plateforme d’où l’on pouvait observer facilement le volcan. Peu de monde dans le bus, encore moins sur la plateforme, et moi qui étais revenu sur mes pas sur une distance de quelques kilomètres pour observer les ouvrages construits afin de se prémunir de la colère de la terre… J’ai croisé sur la route quelques rares voitures et je n’ai rencontré aucune âme qui vive. C’était assez angoissant mais aussi euphorisant, tant l’émotion de me retrouver sur ce Japon unique, loin des circuits touristiques habituels m’avait aussi permis de ressentir beaucoup d’humilité face à la nature puissante, parfois sauvage mais tellement vivante, et aussi comme une complicité avec l’essence même des choses.

Arrivé de nouveau à Kagoshima cette année, après avoir revu mes amis venus me chercher à mon hôtel, nous nous sommes promenés dans un quartier très commerçant tout proche, aux rues couvertes pour éviter, je pense, les retombées de cendre volcanique quand le volcan se met à tousser, ce qui est assez fréquent en fait. Mais on retrouve très souvent au Japon ce type de rues dans quelque chose qui pourrait s’apparenter à des halles couvertes pour se prémunir des assauts du ciel. J’étais assez fatigué de mon voyage Paris-Hong Kong-Osaka-Kagoshima, avec escales et quelque chose comme 15 heures d’avion. C’était un vrai bonheur de me retrouver là, avec mes amis, au Japon.

Nous avons été dîner dans un restaurant sympathique, à la très belle décoration intérieure tout en bois clair, avec de belles calligraphies comme je les aime et qui invitent à la découverte de ce que l’on ne connaît pas encore, tant la poésie de l’écriture de la langue japonaise remonte à des temps anciens où l’homme commençait à vouloir traduire dans une représentation nouvelle tout ce qu’il observait et l’émouvait…et aussi pour pouvoir partager ces émotions dans un langage universel.

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Le restaurant dans toute son esthétique intérieure…

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Mes amis.

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Avec la patronne du restaurant. With the boss of the restaurant. This dinner was a very pleasant time with my friends.

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La nuit fut une peu difficile en raison de la fatigue et du décalage horaire. Mais la journée fut très belle !!

Gilbert SANSLAVILLE

Mardi 11 juillet 2017