FLÂNER A KAGOSHIMA – TO STROLL IN KAGOSHIMA…

Le voyage, c’est aussi le temps de flâner, de prendre son temps, de ne surtout pas se précipiter pour tout découvrir dans un temps raccourci où il faudrait être efficace, à l’image de nos sociétés modernes où les individus sont toujours évalués pour leurs performances.

Dans mon activité professionnelle et sociale, j’en ai rencontré de ces hommes et de ces femmes habités par une fièvre permanente d’efficacité dont je me rendais souvent compte, après coup, que ce n’était que du papillonnage sans aucun intérêt et, qui de plus ne cessaient de stresser leur entourage immédiat, que cela soit des collègues ou des subordonnés.

Non, non et non, le voyage c’est aussi humer l’air du temps, comme on respire le crachin matinal, ou le soleil qui se dégage doucement des brumes quand elles voudraient l’emprisonner ; pour être libre d’aller, d’aimer, de découvrir et surtout d’exprimer les richesses intérieures qui sont les nôtres, et que la société ne reconnaît souvent que très rarement, car pas assez performantes, trop sensibles et trop à l’écoute des autres. Un comble !

Perdre son temps pour mieux se l’approprier, le faire sien ; cultiver ce temps si précieux que la société avec ses hochets de consommation ne cesse de nous voler, s’emparant en cela de nos vies en nous dépossédant de notre âme. Et bien plus tard, souvent à la soixantaine, on se rend enfin compte du baratinage de ces bonimenteurs qui, tels de mauvais drôles, n’ont cessé d’exploiter la conscience professionnelle, le goût du travail bien fait, la bienveillance de nombre d’entre nous pour mieux nous attacher à des choses sans importance véritable mais qui, l’espace d’un temps vite révolu, après être devenues l’alpha et l’oméga d’un tout, se voient supplantées par de nouvelles idoles, comme dans un feuilleton de mauvais aloi où l’on ne cesse de ré-inventer l’eau chaude… C’est du vécu, croyez-moi. Et je pense que beaucoup d’entre vous reconnaîtrons des situations qu’ils ont aussi déjà vécues.

Après la journée d’hier, riche en découvertes, voici un moment plus calme où je me plais à découvrir, d’abord seul, puis avec mes amis, cette belle ville de Kagoshima.

Au centre ville, tout prêt de mon hôtel, se situent des galeries marchandes couvertes qui sont bien utiles lorsqu’il fait chaud ou que la pluie pointe le bout de ses gouttes. J’étais descendu dans cet hôtel lors de ma première visite à Kagoshima voilà deux ans ; sa place centrale, son confort et le très bon accueil que j’y avais reçu m’ont vite convaincu d’y revenir.

Ce sera bientôt, dans quelques jours – mais je serai déjà parti – le temps d’une fête locale et j’en découvre les préparatifs dans ces galeries où déambulent une foule affairée et insouciante.

Le Japon traditionnel.

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Galeries marchandes.

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Un magasin.

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Après avoir parcouru ces galeries, je retrouve mes amis et nous allons bientôt déjeuner dans un restaurant au sommet d’un ensemble de grands magasins. J’y découvre un havre de calme et de douceur, y compris jusqu’aux toilettes artistiquement aménagées.

Sur le chemin du restaurant, ces motrices.

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Au restaurant, avec de beaux bouquets.

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Les toilettes, où l’on peut causer sur une banquette, et puis aussi s’isoler avec dans un cadre futuriste, avec de multiples touches qui font de ce WC un objet complexe aux fonctions multiples…

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Puis, toujours avec mes amis, nous partons près du port, un de leurs enfants devant faire un stage dans un restaurant.

Sur le chemin, nous passons devant un immeuble avec escalier extérieur pour permettre aux habitants de se réfugier en hauteur en cas de tsunami.

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Passage devant une boutique de glaces à déguster, où la tronçonneuse sert à découper des blocs de glace qui sera ensuite pilée et mélangée à des parfums, un vrai délice. Ce n’est pas massacre à la tronçonneuse, rassurez-vous.

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Port de Kagoshima avec au loin le volcan très impressionnant Sakurajima.

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Après avoir raccompagné mes amis à leur appartement en fin d’après-midi, j’ai aimé flâné pour rejoindre mon hôtel, aussi me perdre dans des petites rues sans prétention mais si révélatrices de la façon dont vivent les japonais. Je trouve un autre bâtiment avec la mention explicite de « TSUNAMI ESCAPE BUILDING » . Pas rassurant, me direz-vous, mais c’est la réalité du Japon soumis aux mouvements des forces de la nature parfois dévastateurs.

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Un peu plus loin, c’est un panneau sur le Sakurajima et son panache menaçant, avec cette belle écriture japonaise de caractères empruntés au chinois. Et puis aussi ce chouette dessin d’un restaurant chinois.

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Une belle journée au pays du Soleil levant.

Gilbert SANSLAVILLE

Jeudi 13 juillet 2017