DERNIER JOUR A KAGOSHIMA

Ce samedi matin est la dernière journée de mon séjour à Kagoshima. Après avoir visité le marché aux poissons de la ville, qui m’a aussi ramené à mon premier séjour au Japon en 2015 tel que je l’ai relaté dans mon article précédent, je vais passer tout ce temps qui me reste pour courir les rues, afin de ressentir en moi, pour mieux tenter de la comprendre, cette âme japonaise si proche et respectueuse de la nature, de ses traditions millénaires. Parce que le peuple de ce pays s’inscrit dans une histoire qui plonge ses racines dans les temps les plus reculés, et qu’il fait sans cesse vivre dans son quotidien et le respect de sa culture ancestrale. Ce qui n’est pas toujours le cas dans tous les pays.

Un beau couple en tenue traditionnelle.
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C’est ce que j’aime profondément au Japon, cet appétence pour la vie, le goût du beau, de l’esthétique, de l’organisation, du respect des choses ; une façon de continuer l’oeuvre de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui ont construit et développé ce pays avec la fidélité à des valeurs inscrites au plus profond de chacun.

Et quand la nature se cabre et modifie, parfois brutalement, cet équilibre précaire entre terre, mer et ciel par ses caprices aveugles et dramatiques, alors ce peuple courageux montre sa capacité à faire face avec détermination, pour tout reconstruire et, au-delà de ses malheurs, pour lancer de nouveaux ponts sur l’avenir et sans cesse se réinventer.

J’admire ce pays et son esthétique que l’on retrouve partout, dans ses paysages et son organisation urbaine, dans ses gratte-ciels dont beaucoup ont une beauté à couper le souffle, dans ses jardins et sa vie sociale où chacun s’efforce de ne pas empiéter sur la liberté des autres, avec ce respect mutuel quand, de façon tacite et non nommée, l’intimité de chacun dans les lieux publics est garantie par une distance qui en devient la norme.

C’est peut-être pourquoi je trouve que le Japon est un pays où le silence s’entend véritablement, même lorsqu’il est en pleine activité, dans une sorte de balancier entre une vie sociale intense et le retour sur soi, comme s’il fallait se protéger au coeur même de la cité des excès de toutes sortes et, en premier de lieu, d’une exubérance déplacée qui s’apparenterait à un non-respect des autres.

Elle est bien loin, cette France que je trouve si souvent étriquée à force de se couper de ses racines naturelles, et de ne pas avoir compris qu’elle est devenue une puissance moyenne, loin de son empire colonial dont elle garde, de façon très inconsciente, une nostalgie douloureuse.

Mais loin de toutes ces considérations, me voici de retour en fin de matinée à mon hôtel où, après un petit temps de repos, je repars me promener en début d’après-midi dans les galeries commerciales. C’est jour de fête aujourd’hui. Et je vais aussi y retrouver mes amis.

Le temps des petits…la curiosité, l’envie de jouer.
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La bienveillance des grands.
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On mange à toute heure, et c’est très bon.
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Dans un magasin de thé.
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Lorsque j’ai sollicité des japonais pendant mon voyage afin de les prendre en photos, je ne me souviens pas avoir essuyé un refus.
Prendre des clichés, c’est aussi, dans un certain sens, tenter d’arrêter le temps, de le coincer entre deux portes pour qu’il n’arrive pas à s’enfuir trop vite afin de pouvoir entrer en résonance avec une personne, un paysage, une émotion et parfois, un sentiment…

Une belle élégante.
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Un peu plus tard, dans les rues de Kagoshima la fête bat son plein.
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La nuit tombe mais les rues sont toujours aussi animées.
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Des odeurs, l’envie de se sustenter…
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Les jeunes toujours très présents, avec leurs kimonos, ces vêtements traditionnels très beaux et élégants, comme la continuation d’un passé qui se conjugue au présent.
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La nuit est vraiment tombée, c’est une autre ambiance qui se fait jour et tout se transforme.
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Images du Japon, quand la vague et tout ce qu’elle représente dans l’imaginaire des habitants resurgit…
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Un spectacle.
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Comme une invitation à aller se coucher.
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Le Japon mystérieux qui se cache derrière un masque. Arriverai-je un jour à découvrir son âme ?

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Gilbert SANSLAVILLE

Samedi 15 juillet 2017

LE MARCHE AUX POISSONS DE KAGOSHIMA ET DE TSUKIJI A TOKYO, COMME UN RETOUR AUX SOURCES DE MON PREMIER VOYAGE AU JAPON…

Ce matin, lever de bonne heure pour me rendre avec mes amis au marché aux poissons de Kagoshima.

Plusieurs hôtels de la ville s’organisent pour proposer régulièrement à leurs clients une visite du marché, et c’est dans une ambiance très agréable que nous nous y sommes retrouvés avec une quinzaine de personnes, découvrant des espèces de poissons le plus souvent inconnues de moi.

Le poisson, c’est quelque chose de très important au Japon ; je m’en étais rendu compte lorsque j’étais venu pour la première fois dans ce pays en 2015. J’avais alors visité à Tokyo le grand marché de Tsukiji, immense, très animé où les grossistes viennent passer commande très tôt le matin pour approvisionner leurs clients. On comprend très vite à quel point sont essentielles ces ressources océaniques et maritimes d’où le Japon tire une grande partie de son alimentation. Ce pays est une île, ne l’oublions pas et l’insularité a façonné sans nul doute le caractère et la culture de ses habitants ; c’est peut-être aussi pourquoi il n’est pas toujours facile de comprendre la société japonaise pour nous autres, européens.

Voici quelques photos du marché de Tsukiji à Tokyo que je n’avais alors pas cessé d’arpenter pour en découvrir toutes les richesses et essayer de comprendre la façon dont il était organisé.

Si j’ai choisi de plutôt vous présenter les photos que j’avais prises du marché au poissons de Tsukiji, c’est parce qu’il est le plus grand marché aux poissons du monde avec quelques 450 espèces différentes, pour 2 500 tonnes de poissons qui y transitent chaque jour. Tsukiji veut dire « terre récupérée » puisque le marché a été construit sur des terres gagnées sur l’embouchure de la rivière Sumida, ce qui en dit long sur l’osmose que le Japon entretient avec son espace maritime.

Véhicules pour transporter le poisson.
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Préparation du poisson sous de grandes halles.

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Poissons pour tous les goûts.
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Et crustacés.
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Poissons aux couleurs chatoyantes.
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Un marché animé.
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L’appétit de bon matin.
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Réception des commandes.
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J’aime beaucoup cette photo, elle nous dit beaucoup de choses à la fois sur la dureté du métier et sur le travail en équipe.
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Un monstre sorti des profondeurs de l’océan
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Trop tard, je n’avais pas vu l’interdiction de photographier.
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La richesse des océans.
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Un marché moderne avec parfois des moyens de transport rudimentaires.
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Les japonais vont déjeuner de poissons.
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Les marchés aux poissons de Tsukiji et de Kagoshima, comme d’ailleurs de tous les marchés aux poissons du Japon, sont au coeur de la culture et de la façon de vivre des japonais.

Gilbert SANSLAVILLE

Samedi 15 juillet 2017

KAGOSHIMA, AU COEUR DES CAMPAGNES OU LE JAPON ET SES TRADITIONS ANCESTRALES, DANS TOUTE LEUR MODERNITE…

Aujourd’hui, après une nuit où je n’ai pas très bien dormi en raison de la chaleur très forte qui plane sur la ville de Kagoshima, peut-être aussi à cause de la climatisation que j’éteins en me couchant, parce que je n’aime pas avoir cet air frais qui finit par me réveiller, je me prépare pour une sortie que nous allons faire avec mes amis dans la campagne environnante, chez un couple qui tient une exploitation de thé.

Auparavant, je prends mon petit déjeuner japonais, riche de légumes ; avec aussi sa soupe miso composée de graines de haricots de soja fermentées ainsi que d’une algue très appréciée, le wakamé. Cela me change du petit déjeuner français ; j’avoue que j’ai toujours beaucoup de mal à apprécier une cuisine si éloignée de celle que je pratique depuis mon enfance et, pourtant j’essaie de m’initier à ces saveurs nouvelles qui me ravissent de plus en plus.

Nous partons pour cette exploitation de thé et je découvre des paysages inédits qui m’enchantent toujours autant, avec de drôles d’hélices dont je comprendrai plus tard l’utilité. De l’intérêt d’aller rencontrer les acteurs de terrain, pour apprendre comment ils travaillent et quels sont les rapports qu’ils entretiennent avec la nature.

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Le temps est étonnement changeant. Peut-être est-ce dû à la proximité de l’océan.

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Sans doute un volcan. Il ne faut pas oublier que l’île de Kyushu est une terre de contrastes avec ses paysages montagneux et volcaniques, ses onsens, ses plaines verdoyantes, avec l’océan toujours proche. Terre d’eau menaçante en cas de tsunami et terre de feu avec ses volcans, dont le Mont Aso, volcan qui culmine à 1 592 mètres.

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Nous arrivons bientôt à destination et je découvre le village ainsi que la maison où habite le couple d’agriculteurs. C’est une campagne sculptée par la main de l’homme où la dimension artistique est toujours présente.

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C’est une jolie maison avec un bel intérieur traditionnel, tout en bois et, en entrant, j’y ressens l’âme du Japon dans sa complexité, sa sensibilité.

Nos hôtes.
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Et encore, un joli moment partagé.
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Nous partons bientôt pour rejoindre l’exploitation de thé, installés à l’arrière d’une petite camionnette, le vent dans les cheveux, accrochés aux ridelles, les yeux perdus dans le paysage qui défile.

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Nous quittons le village pour monter plus haut dans les collines environnantes.

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Quand le monde des morts côtoie le monde des vivants, dans une harmonie toute nippone, silhouettes en reflet des temps passés…

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A vrai dire, je n’avais jamais approché une plantation de thé et j’ignorais tout jusqu’à présent de cette culture. C’est généralement qu’on boit son thé en humant ses parfums sans se poser la question de son origine, de la façon dont il pousse et est cueilli ; paradoxe de nos sociétés modernes où l’apparence des choses fait oublier leur essence profonde ; et pourtant, si l’on maîtrisait mieux la connaissance de tout ce que l’on approche, en s’intéressant à l’envers du décor, pour remonter à leur source et à toutes ces petites mains qui, souvent telles des artisans, façonnent les objets de notre quotidien ou participent à la transformation des plantes, peut-être serions-nous alors mieux en harmonie avec la nature.

Nous arrivons sur l’exploitation où se trouve la machine à cueillir le thé, avec ces hélices haut-perchées déjà rencontrées lors de notre trajet en voiture. C’est la première fois que je découvre cet engin par la grâce duquel je peux prendre mon thé matinal. Champs de thé en vagues qui se suivent, comme un océan que la brise ride doucement pour atteindre le rivage, à la rencontre de la cueillette pour laquelle ce couple d’agriculteurs consacre toute son énergie.

Très loin, au bout des champs, du village et de la forêt, l’océan nourricier, ruban bleu de tous les espoirs…

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Dans la direction opposée, la montagne, à l’assaut du ciel si bleu aujourd’hui…

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Et voici les travaux pratiques, dans la bonne humeur grâce à la gentillesse de nos hôtes.

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Explication du fonctionnement de la machine qui passe entre les plants de thé, coupe les feuilles jeunes et tendres avec sa lame descendante, du moins c’est ce que j’ai compris des explications données.

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Nous allons bientôt savoir à quoi servent ces hélices autour des champs de thé qu’elles dominent, perchées sur des poteaux, telles les projecteurs que l’on rencontre autour des terrains de foot. Mais ici, point de spectacle, mais de l’efficacité au service du travail patient et parfois ingrat des hommes, celui de cultiver la terre. Chacun champ dispose d’un compteur électrique que l’agriculteur peut activer pour mettre en marche les hélices qui réchaufferont l’air ambiant en cas de gelée. Ici, point d’amateurisme, mais au contraire une prévision rationnelle de ce qu’il convient de faire lorsque dame Nature vient contrarier le dur labeur des hommes. C’est une culture très nippone d’organisation de la vie sociale et économique pour faire face aux aléas climatiques. Peut-être pourrait-on d’ailleurs importer en France cette technique pour nos vergers et nos vignes, et je ne l’ai d’ailleurs jamais rencontrée lors de mes voyages métropolitains.

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Des explications sur le fonctionnement du boîtier électrique.

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De plus près, une hélice.

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C’est le retour dans la maison de nos hôtes et, debout à l’arrière de la camionnette, je ne me lasse pas de contempler le paysage qui s’offre à moi, comme autant de tableaux vivants d’un Japon à la fois respectueux de ses traditions et de sa culture ancestrale, mais également ouvert sur la modernité et le monde pour mieux construire son futur.

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Avec l’océan tout au loin, à la frontière du ciel toujours très bleu, avant de plonger au-delà de la ligne d’horizon pour suivre la courbure de la terre…

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Et bientôt le village.

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La maison de nos hôtes, aux tuiles vernies avec ces arbres artistiquement taillés et son charme un peu hors du temps, qui nous ramène au coeur des choses.

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Nos hôtes nous invitent à déjeuner et nous passons un très beau moment en leur compagnie. Cela restera un moment très fort de mon voyage, tant je souhaitais pouvoir rencontrer des japonais et mieux connaître leur façon de vivre et de penser.

Cette corbeille de fruits sucrés dont je me suis régalé ; j’ai ramené en France leurs noyaux et je ne sais pas encore s’ils s’ouvriront à la vie.

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Nous repartons dans l’après-midi, après avoir chaleureusement remercié ce couple qui nous a ouvert avec beaucoup de chaleur sa maison.

Le ciel se charge de nuages tandis que nous longeons une rizière, mais il retrouvera un peu de son bleu lorsque nous approcherons de la route côtière.

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Sur la route côtière.

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Une enseigne.
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Un cargo, comme un lien entre les hommes.

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Retour à l’hôtel, la tête habitée par tous les paysages traversés, la découverte de cette exploitation agricole, la culture du thé et l’accueil de ce couple.

Oui, aujourd’hui, j’ai touché à l’âme nippone. Ce voyage n’est pas un voyage touristique, mais au contraire quelque chose de plus profond qui emprunte à l’authenticité des choses, à l’essence d’une culture.

Je me prépare pour rejoindre sur les hauteurs de Kagoshima un grand hôtel où a lieu une fête nocturne organisée par le Yacht club.

Gilbert SANSLAVILLE

Vendredi 14 juillet 2017

FLÂNER A KAGOSHIMA – TO STROLL IN KAGOSHIMA…

Le voyage, c’est aussi le temps de flâner, de prendre son temps, de ne surtout pas se précipiter pour tout découvrir dans un temps raccourci où il faudrait être efficace, à l’image de nos sociétés modernes où les individus sont toujours évalués pour leurs performances.

Dans mon activité professionnelle et sociale, j’en ai rencontré de ces hommes et de ces femmes habités par une fièvre permanente d’efficacité dont je me rendais souvent compte, après coup, que ce n’était que du papillonnage sans aucun intérêt et, qui de plus ne cessaient de stresser leur entourage immédiat, que cela soit des collègues ou des subordonnés.

Non, non et non, le voyage c’est aussi humer l’air du temps, comme on respire le crachin matinal, ou le soleil qui se dégage doucement des brumes quand elles voudraient l’emprisonner ; pour être libre d’aller, d’aimer, de découvrir et surtout d’exprimer les richesses intérieures qui sont les nôtres, et que la société ne reconnaît souvent que très rarement, car pas assez performantes, trop sensibles et trop à l’écoute des autres. Un comble !

Perdre son temps pour mieux se l’approprier, le faire sien ; cultiver ce temps si précieux que la société avec ses hochets de consommation ne cesse de nous voler, s’emparant en cela de nos vies en nous dépossédant de notre âme. Et bien plus tard, souvent à la soixantaine, on se rend enfin compte du baratinage de ces bonimenteurs qui, tels de mauvais drôles, n’ont cessé d’exploiter la conscience professionnelle, le goût du travail bien fait, la bienveillance de nombre d’entre nous pour mieux nous attacher à des choses sans importance véritable mais qui, l’espace d’un temps vite révolu, après être devenues l’alpha et l’oméga d’un tout, se voient supplantées par de nouvelles idoles, comme dans un feuilleton de mauvais aloi où l’on ne cesse de ré-inventer l’eau chaude… C’est du vécu, croyez-moi. Et je pense que beaucoup d’entre vous reconnaîtrons des situations qu’ils ont aussi déjà vécues.

Après la journée d’hier, riche en découvertes, voici un moment plus calme où je me plais à découvrir, d’abord seul, puis avec mes amis, cette belle ville de Kagoshima.

Au centre ville, tout prêt de mon hôtel, se situent des galeries marchandes couvertes qui sont bien utiles lorsqu’il fait chaud ou que la pluie pointe le bout de ses gouttes. J’étais descendu dans cet hôtel lors de ma première visite à Kagoshima voilà deux ans ; sa place centrale, son confort et le très bon accueil que j’y avais reçu m’ont vite convaincu d’y revenir.

Ce sera bientôt, dans quelques jours – mais je serai déjà parti – le temps d’une fête locale et j’en découvre les préparatifs dans ces galeries où déambulent une foule affairée et insouciante.

Le Japon traditionnel.

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Galeries marchandes.

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Un magasin.

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Après avoir parcouru ces galeries, je retrouve mes amis et nous allons bientôt déjeuner dans un restaurant au sommet d’un ensemble de grands magasins. J’y découvre un havre de calme et de douceur, y compris jusqu’aux toilettes artistiquement aménagées.

Sur le chemin du restaurant, ces motrices.

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Au restaurant, avec de beaux bouquets.

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Les toilettes, où l’on peut causer sur une banquette, et puis aussi s’isoler avec dans un cadre futuriste, avec de multiples touches qui font de ce WC un objet complexe aux fonctions multiples…

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Puis, toujours avec mes amis, nous partons près du port, un de leurs enfants devant faire un stage dans un restaurant.

Sur le chemin, nous passons devant un immeuble avec escalier extérieur pour permettre aux habitants de se réfugier en hauteur en cas de tsunami.

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Passage devant une boutique de glaces à déguster, où la tronçonneuse sert à découper des blocs de glace qui sera ensuite pilée et mélangée à des parfums, un vrai délice. Ce n’est pas massacre à la tronçonneuse, rassurez-vous.

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Port de Kagoshima avec au loin le volcan très impressionnant Sakurajima.

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Après avoir raccompagné mes amis à leur appartement en fin d’après-midi, j’ai aimé flâné pour rejoindre mon hôtel, aussi me perdre dans des petites rues sans prétention mais si révélatrices de la façon dont vivent les japonais. Je trouve un autre bâtiment avec la mention explicite de « TSUNAMI ESCAPE BUILDING » . Pas rassurant, me direz-vous, mais c’est la réalité du Japon soumis aux mouvements des forces de la nature parfois dévastateurs.

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Un peu plus loin, c’est un panneau sur le Sakurajima et son panache menaçant, avec cette belle écriture japonaise de caractères empruntés au chinois. Et puis aussi ce chouette dessin d’un restaurant chinois.

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Une belle journée au pays du Soleil levant.

Gilbert SANSLAVILLE

Jeudi 13 juillet 2017

JAPON et TAÏWAN, été 2017, AU-DELA DE MES REVES…

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Japon, Kagoshima, le port

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Taïwan, Taïpei, grands magasins de la Tour 101

Comment résumer en quelques mots, parce qu’il se fait tard, une heure 45 du matin à Taïchung sur l’île de Taïwan, ce que représente pour moi ce double voyage au Japon et à Taïwan que je vis cette année au mois de juillet et d’août…

Certainement pas un simple voyage de tourisme ou d’agrément, même si la découverte de musées, de monuments ou de paysages est importante et essentielle pour moi ; je dirais que c’est plutôt une aventure humaine où j’ai pu partir à la rencontre de femmes et d’hommes qui m’ont très bien accueilli, que ce soit des amis au Japon ou à Taïwan, ou des personnes que je ne connaissais pas et que j’ai pu rencontrer grâce à mon réseau d’amis ou, tout simplement encore par le fait du hasard ; et je ne veux pas oublier les personnes qui m’ont renseigné alors que je cherchais mon chemin et que je pouvais être dans la difficulté.

Je pense aussi à Kohei, petit japonais que j’ai revu avec ses parents à Osaka et à Yoyo, petit taïwanais dont j’ai fait la connaissance avec sa maman et un ami à Taïpei ; cela a aussi été pour moi un grand moment de bonheur, tant la jeunesse est l’avenir du monde.

A tous, je dis un grand merci. Car si mon voyage est pour moi très réussi et surtout très heureux, c’est grâce à eux que je le dois. Oui, essentiellement à eux que je le dois.

Il est difficile d’écrire sa journée de voyage en rentrant le soir à son hôtel, parfois très tard. Je continuerai de le faire jusqu’à mon retour en France et, bien sûr en France afin de partager avec tous ce que j’ai vécu, tant est intellectuellement gratifiante la découverte d’un pays différent, de son histoire, de sa culture, de tout ce qui le constitue et, par dessus-tout, la richesse de toutes les personnes qui m’ont accompagné, accueilli et m’ont ouvert les portes de leur coeur.

Un dernier mot.
Le Japon est un pays extraordinaire à plus d’un titre, j’en rêvais depuis mes 20 ans. Taïwan, je ne connaissais pas ce très beau pays, accueillant et très courageux.
Je conseille à tous de vous y rendre, vous ne serez pas déçus et, c’est certain, vous aurez pour beaucoup d’entre vous le désir et le besoin d’y retourner pour mieux comprendre leurs habitants tournés résolument vers l’avenir dans le respect de leurs traditions et de leurs valeurs.

Gilbert
Samedi 5 août 2017

AUTOUR DE KAGOSHIMA

Le décalage horaire ne disparaît pas immédiatement et je me sens encore vaseux, avec parfois une envie irrépressible de dormir. Je ne me suis pas tout à fait adapté à l’heure japonaise.

Nous partons mercredi matin au sud de Kagoshima, dans la pointe méridionale de l’île de Kyushu, parfois nommée « le pays du feu » en raison de son intense activité volcanique. Découvrir un pays étranger avec une voiture permet de sortir des chemins habituels desservis par les lignes de train ou de bus ; c’est un autre regard que l’on porte alors sur les choses. Je me murmure à moi-même qu’il faudrait que je fasse traduire mon permis de conduire en japonais pour avoir la possibilité de louer moi-même un jour, lors d’un prochain voyage, une voiture pour pouvoir aller dans ces villages, ces lieux reculés, si éloignés que jamais je ne pourrais les visiter sans cela.

A une trentaine de kilomètres, en suivant la côte, nous allons voir un bateau sur cale que possède un ami japonais qui nous accompagne. Dans quelques jours auront lieu des régates, et il souhaite se rendre compte de l’état du bateau.

Toujours cette idée de voyage, de déplacement, de course pour arpenter le monde et s’arpenter soi-même en se connaissant mieux. En plongeant dans ce Japon encore si mystérieux pour moi, où les villages ne sont jamais très loin de la côte, parfois posés à flanc de montagne.

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Nous longeons donc sur des kilomètres des habitations, des villages qui se protègent comme ils le peuvent mais qui seraient bien impuissants face à des tsunamis de plusieurs mètres, voire de plusieurs dizaines mètres de hauteur.

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C’est peut-être pour cela que tout le Japon est imprégné de cette notion d’éphémère qui se manifeste si bien lors de la floraison des cerisiers au mois de mars et d’avril de chaque année, cette floraison qui remonte vers le nord et parfume tout le pays.

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Nous rencontrons aussi des ports et notamment un port pétrolier avec d’immenses cuves de carburant. Qu’en serait-il de la pollution et des dégâts causés par un tsunami ? Question sans réponse – mais nous avons pourtant le triste exemple de Fukushima – qui montre la fragilité et aussi la force d’un pays, toujours prêt à se battre pour relever les défis de la vie et d’une nature qui, si elle sait se montrer généreuse, est aussi parfois d’une redoutable cruauté.

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Visiter un pays, ce n’est pas seulement s’intéresser à ses paysages, mais c’est aussi se pencher sur ce qui constitue l’essence même de son âme, de sa force de vie, et pour cela, il faut beaucoup de temps et de patience… D’humilité aussi.

Le long de la côte, digue qui paraît si fragile face à la force de l’océan…

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Petite pause avec mes amis.

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Paysage maritime avec une végétation luxuriante.

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Et des panneaux imagés pour protéger petits et grands.

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Nous continuons notre route pour visiter un monastère enfoncé dans la montagne et, pour cela, nous traversons une forêt qui porte encore les stigmates de tempêtes passées, avec des arbres arrachés, couchés, la terre déchirée…A l’image de l’existence, dans un archipel où la vie des hommes est étroitement liée à la nature.

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Il y a dans tout le Japon une esthétique des formes, des couleurs, des choses qui renvoie à l’essence même de la vie, avec aussi ce souci de protéger les arbres, de leur donner parfois une béquille pour leur permettre de prolonger leur existence, malgré leur grand âge.

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L’entrée du temple et de ses jardins, comme l’irruption soudaine dans un monde caché, parfois oublié de la mémoire des hommes où, pourtant, la beauté et l’esthétique nous rappellent que la véritable richesse qui nous rattache au monde du vivant n’est pas là où beaucoup pensent la trouver…

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Le temple et ses jardins.

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La vie est aussi une route…

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Et nous quittons bientôt ce lieu chargé de spiritualité, dans un monde moderne où celle-ci est de moins en moins présente, comme si l’homme était devenu étranger à son propre milieu qui l’a vu apparaître et se développer. Ces oriflammes semblent battre à l’unisson des grandes forces de la nature, du vent qui glisse sur les feuilles, rebondit, s’échappe pour s’enfoncer dans les profondeurs de la forêt, avec je ne sais quel message…

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Cela me rappelle un livre de poésie chinoise sur les formes du vent, sur ces formes qu’il peut prendre au gré de ses disgressions lors de ses courses sans fin, et sur les formes qu’il sculpte sur tout ce qu’il rencontre au fil du temps… N’est-ce-pas ce que nous faisons aussi tout au long de notre vie, par nos rencontres, nos projets, notre façon d’appréhender les choses… Et dans ce sens, cela illustre pourquoi, lors de notre mort nous n’emportons rien avec nous, mais qu’au contraire nous ne laissons que des traces, des influences sur les autres, tout comme nous en recevons…

Les nourritures terrestres…

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Nous nous arrêtons pour déjeuner dans un restaurant encaissé le long d’une route, tout en bois foncé, adossé à un talus le long duquel coule un petit cours d’eau où sont retenus des poissons qui seront pêchés à la demande et bientôt servis au client.

Il fait frais et cela nous repose des fortes chaleurs qui sévissent. Je découvre un plat original fait de pâtes que l’on plonge dans une eau froide qui tourne en rond dans un récipient et que l’on va chercher avec des baguettes. Je maîtrise depuis assez longtemps cette originalité asiatique que l’on utilise pour manger, ces fameuses baguettes, et j’apprécie beaucoup leur usage.

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Avec les amis.

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Après nous être restaurés, nous partons à Ibusuki pour un bain de sable fort agréable. Enveloppés dans un vêtement fourni par l’établissement, nous nous laissons recouvrir, allongés sur la plage face à l’océan et à l’abri du soleil sous une sorte de paillote, par du sable chaud que des personnes plutôt âgées nous mettent sur le corps, avec la tête posée sur une serviette. Ce sont des minéraux marins véhiculés par l’eau chaude issue de l’activité volcanique qui délassent, reposent le corps jusqu’à ce qu’il se mette à suer, éliminant des toxines. Je tiens un quart d’heure, sentant bientôt ma circulation sanguine s’accélérer. On finit toujours ce bain de sable chaud dans un onsen, ici tout proche de la plage ; c’est une plongée tout nu, une fois la douche prise, dans un bain d’eau très chaude, mais je n’y reste pas longtemps.

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L’établissement pour bain de sable chaud avec son onsen et…sa petite digue qui paraît bien modeste face à la puissance de l’océan.

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Nous rejoindrons un peu plus tard un autre onsen, véritablement superbe, en balcon sur la mer et là, j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de magique à être entre ciel et terre – le ciel était très bleu, lumineux – dans cette eau très chaude, comme dans un bain primitif qui pourrait régénérer les corps et les âmes. Depuis le général Mac Arthur, les onsens ne sont plus mixtes au Japon. Mais ce serait trop long d’expliquer ici pourquoi, quoiqu’il ne faille jamais dédaigner l’histoire pour comprendre un pays, et en particulier le Japon.

J’ai terminé la soirée dans ma chambre d’hôtel, déclinant l’invitation à dîner de mes amis, afin de me reposer, car si la journée avait été passionnante, me dévoilant certains aspects du Japon dans son intimité intrinsèque, j’avais vraiment besoin de repos. Les kilomètres parcourus, les activités de sable et d’eau et cette tension pour appréhender tout ce que je découvrais du Japon, avaient eu raison de ma résistance.

Gilbert SANSLAVILLE

Mercredi 12 juillet 2017

KAGOSHIMA, LES RETROUVAILLES…

Au mois d’avril 2015, je m’étais rendu à Kagoshima sur les conseils de Junko, une amie japonaise et d’Alain son mari français. J’avais notamment été sur une presqu’île où se dresse la silhouette imposante du volcan Sakurajima qui culmine à 1117 mètres d’altitude. Cela avait été un moment étrange de faire le tour d’une partie de cette presqu’île qui est habitée par ailleurs, et où sont notamment cultivés des daikons, gros radis chinois, dans une atmosphère où la cendre volcanique est partout présente, le ciel chargé et où j’avais parfois ressenti un sentiment d’oppression, de solitude aussi, à la fois de retour au côté primitif de la vie et paradoxalement à une fin de quelque chose, tant tout me paraissait fragile, instable, flottant dans une irréalité. Je portais d’ailleurs un masque pour éviter de respirer trop de particules en suspension. Le volcan est en effet très actif. Les japonais ont construit des canaux, des bassins et des digues pour canaliser les coulées de lave et ils ont aussi édifié des abris pour se protéger en cas d’éruption soudaine.

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Après avoir pris un ferry pour me rendre sur la presqu’île, j’étais monté dans un bus qui m’avait déposé une vingtaine de kilomètres plus loin près d’une plateforme d’où l’on pouvait observer facilement le volcan. Peu de monde dans le bus, encore moins sur la plateforme, et moi qui étais revenu sur mes pas sur une distance de quelques kilomètres pour observer les ouvrages construits afin de se prémunir de la colère de la terre… J’ai croisé sur la route quelques rares voitures et je n’ai rencontré aucune âme qui vive. C’était assez angoissant mais aussi euphorisant, tant l’émotion de me retrouver sur ce Japon unique, loin des circuits touristiques habituels m’avait aussi permis de ressentir beaucoup d’humilité face à la nature puissante, parfois sauvage mais tellement vivante, et aussi comme une complicité avec l’essence même des choses.

Arrivé de nouveau à Kagoshima cette année, après avoir revu mes amis venus me chercher à mon hôtel, nous nous sommes promenés dans un quartier très commerçant tout proche, aux rues couvertes pour éviter, je pense, les retombées de cendre volcanique quand le volcan se met à tousser, ce qui est assez fréquent en fait. Mais on retrouve très souvent au Japon ce type de rues dans quelque chose qui pourrait s’apparenter à des halles couvertes pour se prémunir des assauts du ciel. J’étais assez fatigué de mon voyage Paris-Hong Kong-Osaka-Kagoshima, avec escales et quelque chose comme 15 heures d’avion. C’était un vrai bonheur de me retrouver là, avec mes amis, au Japon.

Nous avons été dîner dans un restaurant sympathique, à la très belle décoration intérieure tout en bois clair, avec de belles calligraphies comme je les aime et qui invitent à la découverte de ce que l’on ne connaît pas encore, tant la poésie de l’écriture de la langue japonaise remonte à des temps anciens où l’homme commençait à vouloir traduire dans une représentation nouvelle tout ce qu’il observait et l’émouvait…et aussi pour pouvoir partager ces émotions dans un langage universel.

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Le restaurant dans toute son esthétique intérieure…

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Mes amis.

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Avec la patronne du restaurant. With the boss of the restaurant. This dinner was a very pleasant time with my friends.

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La nuit fut une peu difficile en raison de la fatigue et du décalage horaire. Mais la journée fut très belle !!

Gilbert SANSLAVILLE

Mardi 11 juillet 2017

D’OSAKA à KAGOSHIMA

Le voyage, c’est pour moi l’arpentage de territoires sur lesquels je n’ai aucune ou si peu d’expérience ou de connaissances, dont je n’ai pas encore déchiffré le terrain, c’est à dire que je ne l’ai pas encore compris. En ce sens, l’apprentissage de la langue chinoise est aussi une façon de découvrir un monde inconnu et dont les caractères remontent très loin dans le temps, si loin que la mémoire ne se souvient qu’imparfaitement de ces traits tracés sur la carapace des tortues, des pierres, du bois et plus tard sur du papier ; c’était sans doute une façon de graver dans la matière l’expérience de quelque chose pour la retenir et la partager avec les membres du groupe. Peut-être est-ce la véritable raison pour laquelle j’ai entrepris l’apprentissage de cette belle langue, si difficile mais qui parle de la mémoire des hommes.

J’aime beaucoup ce terme d’arpentage ; il décrit la situation où l’on prend la mesure de quelque chose, sa consistance en tant que telle et par rapport à son environnement.

Arrivé à l’aéroport d’Osaka Kansai, après avoir récupéré mes bagages, il me faut prendre le shuttle bus, la navette, pour rejoindre l’autre aéroport d’Osaka, Osaka Itami. Mais avant cela je dois passer au contrôle de la douane. Contrôle du passeport, empreintes digitales de chaque index, photo d’identité dans une grande salle où il est strictement interdit de prendre des photos et où est rappelé en anglais et en japonais que des mesures contre le terrorisme sont édictées pour la sécurité de tous
.
Une fois ma valise récupérée, je passe au contrôle de police où se trouvent des policiers en tandem avec des chiens qui viennent renifler les bagages. Au Japon, les choses sont toujours faites avec beaucoup de sérieux et de rigueur, on ne plaisante pas sur ce qui ne se fait pas, entendons nous bien, sur ce qui ne doit pas se faire, puisque l’on me demande si je je transporte pas de la drogue, des armes, si je n’ai pas déjà été condamné. Et nous passons bientôt aux travaux pratiques avec la fouille minutieuse de ma valise, le déplacement des vêtements pour vérifier que rien d’illicite ne s’y trouve, avec aussi des questions sur les raisons de mon déplacement au Japon et les motifs des cadeaux que j’ai amenés pour mes amis japonais et taïwanais.
Passage réussi. Tout cela est dans le fond très rassurant et se fait avec un grand sourire. Au Japon, on est vraiment très bien accueilli comme je l’ai toujours constaté lors de mon premier séjour.

Je quitte le contrôle de police pour rejoindre le départ des bus à destination d’Osaka Itami.

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Afin de pouvoir prendre la navette, je dois m’acquitter dans un appareil automatique du prix indiqué pour Osaka Itami, et ce grâce à une hôtesse chargée d’aider les voyageurs comme moi qui arrivent un peu perdus, ignorant tout de la façon de procéder.

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Puis je pose ma valise le long du bord du trottoir, de façon très ordonnée à la demande du conducteur, les bagages se suivant les uns derrière les autres. Pas question de tout déposer en vrac ; j’ai ainsi remarqué qu’au Japon, une certaine harmonie devait prévaloir, jusque dans les choses les plus simples de la vie.

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Après une heure de transport pendant laquelle nous longeons la côte, avec à ma gauche la mer, ainsi qu’une multitude de ports, petits et grands, leurs quais encombrés, des activités industrielles nombreuses et des bâtiments qui s’échelonnent tout au long de mon parcours… Osaka ouverte sur le monde.

Je rencontrerai souvent pendant mon voyage une architecture un peu avant-gardiste, qui semble défier les constructions traditionnelles.

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La mer pour horizon…

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Et aussi la mer qui relie…

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Qui permet les échanges…

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Les images d’Osaka défilent et je ne me lasse pas de découvrir ces paysages maritimes sans cesse changeants…

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A ma droite, c’est la ville proprement dite qui semble s’étaler à l’infini.

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Plongée dans les artères nourricières d’Osaka. Ces photos ne sont pas toujours très nettes, elles abritent des reflets dus aux rayons de soleil sur les vitres de la navette. Néanmoins, je les ai placées à l’intérieur de mon texte pour faire partager au lecteur l’étonnement qui a été le mien face à cette ville si différente de nos villes européennes.

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Osaka, une ville qui se donne aux voyageurs curieux de tout connaître d’elle…

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Au Japon, on roule à gauche et cela me rappelle l’Irlande où nous avions loué une voiture il y a une bonne dizaine d’années; le premier quart d’heure avait été assez difficile à appréhender, en particulier lorsque j’avais dû prendre un carrefour sur ma gauche, grosse émotion et, l’instant d’après, le sourire de m’en être tiré.

Je redécouvre avec émotion ce Japon qui m’avait tant ému la première fois, en particulier cette retenue qu’ont la plupart des japonais, une délicatesse de tous les instants, la pudeur, la distance à garder pour ne pas gêner l’autre, tout en répondant présent lorsque l’on demande un renseignement.
Il fait beau, très chaud. C’est vraiment une très belle journée.

A mon arrivée, je présente au conducteur du bus le ticket que l’on m’a remis à Osaka Kansai afin de récupérer ma valise.

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Et je me dirige bientôt vers le bureau de la compagnie aérienne ANA pour demander à partir sur le prochain vol de 13h10 au lieu de 17h, puisque je suis arrivé plus vite que prévu à Osaka Itami. Inquiet, j’avais en effet pris mes précautions lors de ma réservation pour ne pas me précipiter sur le premier vol à Itami, le billet étant non échangeable. Et petit miracle, comme cela se passe très souvent au Japon, l’échange qui ne pouvait pas se faire, et bien, il se fait avec le plus grand sourire et, comme le temps est compté, une hôtesse m’attend un peu avant la porte d’embarquement pour me guider.

Il s’agit en fait d’un billet d’avion « ANA Experience » à tarif réduit pour étrangers, à condition de le prendre au moins trois jours avant le départ. Cela permet de voyager moins cher et aussi plus rapidement. Je le recommande.

J’ai vraiment l’impression d’être sur une autre planète et je me sens mieux accueilli qu’en France, les japonais étant très serviables, accommodants, regardant les étrangers avec beaucoup de bienveillance.

Sur le tarmac.

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Décollage pour Kagoshima. Je dois dire aussi qu’au moment où l’avion s’est placé sur la piste pour amorcer son décollage, les deux employés de l’aéroport chargés au sol de le guider nous ont fait un signe de la main pour nous saluer, puis ils se sont légèrement inclinés, par respect ou politesse.

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Osaka vu du ciel.

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Gilbert SANSLAVILLE

Mardi 11 juillet 2017