TOWER 101, JOYAU ARCHITECTURAL de TAÏPEI 台灣

Vendredi 6 avril 2018

La Tour 101 à Taïpei se remarque de loin par son esthétique, sa pureté de ligne, son caractère très asiatique qui se relie à la grande histoire de la culture chinoise et, bien sûr, taïwanaise.
Pays étonnant que Taïwan, avec la beauté de ses paysages, son sens de l’accueil, sa vitalité économique et le désir de ses habitants de toujours progresser, d’améliorer leur cadre de vie.

Ici, le métro est d’un modernisme et d’une propreté que la France est loin, mais vraiment très loin d’égaler.

Voici quelques jours, je me suis rendu au pied de la Tour 101 en utilisant le métro, ligne rouge, direction Xiangshan, station Taipei 101 World Trade Center.

On reste ébloui par l’esthétique de cette tour qui semble monter à l’assaut du ciel avec ses 509 mètres et ses 101 étages.

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De l’année 2004 à l’année 2010, elle était la plus haute tour du monde avant d’être supplantée par la Tour de Dubaï. Mais les records ne m’intéressent vraiment pas ; c’est une très belle tour, pleine d’harmonie, scintillante sous le soleil et j’espère ne pas me tromper en précisant qu’on distingue des têtes de dragons aux encoignures extérieures. C’est une beauté asiatique, taïwanaise, sûre d’elle même qui se laisse admirer avec volupté.

Sa structure s’inscrit dans l’art chinois avec une forme futuriste qui s’inspire du bambou. Oui, je ne me suis pas lassé, pendant ces quelques heures, d’admirer la Tour 101.

C’est aussi une beauté qui se protège des tremblements de terre au-delà de 7 sur l’échelle de Richter ; nous sommes ici sur une faille très active du Pacifique et, dans mon studio, j’ai toujours une lampe frontale près de moi pour le cas, comme lorsque j’étais au Japon, où il faudrait évacuer en urgence les lieux suite à un tremblement de terre ; on n’est jamais assez trop prudent, et il faut aussi vivre ici en tenant compte des risques telluriques. A la station de métro 大安 Daan sur la ligne rouge, tout comme dans d’autres stations d’ailleurs, un écran de télévision rappelle les gestes à faire en cas de séisme, se recroqueviller tout en se déplaçant pour évacuer, se protéger la tête avec ses bras, rester calme et cette information est très pédagogique avec un personnel qui se tient à la disposition des voyageurs pour les aider.

La Tour est aussi conçue pour résister aux typhons fréquents dans cette région du monde, grâce à sa structure et à une énorme boule d’acier de 800 tonnes au 88ème étage pour limiter ses mouvements en cas de très fortes rafales.

Au pied et autour de la Tour, a été aménagé un magnifique centre commercial où les boutiques rivalisent de luxe, avec des vitrines somptueuses de bijoux, de vêtements, des vasques d’orchidées que je ne me suis pas lassé de contempler et de photographier.

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Brunch

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En montant dans les étages supérieurs, je me suis offert un montant de détente dans quelque chose qui pourrait ressembler à un bistrot, un salon de thé et, en levant les yeux, on peut remarquer toute l’architecture intérieure de la Tour 101 qui supporte les étages que, lors de mon voyage précédent à Taïpei en 2017, j’avais allègrement montés par un ascenseur ultra-rapide pour arriver à sa terrasse panoramique d’où on peut admirer toute la ville.

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En sous-sol, j’y ai découvert un nombre incalculable de boutiques, de restaurants, et cela m’a brusquement ouvert l’appétit pour y déguster des noodles que j’ai eu le plaisir de porter à mon palais avec des baguettes 筷子 – Kuàizi – que je maîtrise, à défaut de maîtriser la langue chinoise.

Il y a beaucoup de monde autour de la Tour, aussi de jeunes élégantes qui ont accepté que je les photographie, la beauté de cette prouesse architecturale due à l’architecte C.Y. Lee, de nationalité chinoise, né en 1938 dans la Province du Guangdong rivalisant avec la beauté des taïwanaises qui savent jouer de la mise en scène.

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On trouve aussi au pied la Tour une magnifique œuvre d’art de Kang Muxiang, artiste taïwanais, constituée de câbles d’acier ayant servi pour l’ascenseur le plus rapide jusqu’au 89ème étage de janvier 2005 à mai 2010 et qui ont servi à transporter 6,6 millions de visiteurs. La longueur totale de ces fils de cables est de 500 kilomètres, soit la distance de la côte de Taïwan du nord au sud.

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J’aime beaucoup cette approche spécifiquement asiatique qui s’attache aux objets ayant servi aux hommes, aux femmes, aux enfants et, par ce fait, ont quelque chose d’humain de par leur fréquentation avec nous. On retrouve aussi cela dans l’oeuvre de Jirô Taniguchi, mangaka japonais.

C’était un moment de respiration, un sentiment de plénitude après mon cours intensif au Mandarin Training Center, et si j’ai choisi la Tour 101 pour écrire ce court texte, c’est aussi pour m’associer au volontarisme de ce pays où le sentiment de sécurité et de respect est très fort, où on joue collectif, où jamais depuis mon arrivée je n’ai vu quelqu’un essayer de tricher pour prendre le métro ou le train. On peut s’y promener à peu près partout, même de nuit sans éprouver un sentiment d’appréhension.

C’est tard le soir que j’ai regagné mes pénates, dans mon quartier près de la station Xinhai.

Gilbert Sanslaville

TAIPEI – TOUR 101

Escapade futuriste ce matin avec la visite de la TOUR 101, très impressionnante lorsque l’on considère qu’elle se dresse à l’assaut du ciel du haut de ses 509 mètres et de ses 101 étages. Elle a été pendant quelques années le plus haut gratte-ciel du monde, précisément de 2004 à 2010 avant d’être détrônée par sa concurrente de Dubaï ; les avancées technologiques ne connaissant plus de limite, cette course aux records me laisse complètement indifférent.

Je préfère admirer la beauté, l’esthétique de cette tour qui reprend des éléments de l’art chinois, en particulier des têtes de dragon à chaque étage et aux quatre coins ; ils semblent être les gardiens protecteurs des lieux, à la fois contre les tremblements de terre au-delà de 7 sur l’échelle de Richter, et contre les typhons puisqu’une boule d’acier de 800 tonnes est placée au 88ème étage afin de limiter les mouvements latéraux si le vent y devenait excessivement fort.

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Je commence ma visite par le centre commercial qui lui est attenant, et dont la structure, la hauteur et les tapis roulants qui semblent vouloir monter sans fin ne peuvent laisser indifférent. Les magasins de luxe y sont partout, dans un décorum fait de bon goût et où de belles orchidées s’épanouissent dans une opulence fort agréable, ma foi.

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Je me rends ensuite dans la TOUR 101 proprement dite, j’y achète mon billet, 600 dollars taïwanais, soit environ 17 euros ; après le passage sous un portique de sécurité, chaque personne doit se faire photographier, ce qui laisse la possibilité pour chacun d’acheter un cliché afin d’immortaliser cette montée au ciel. Business is business. Très peu pour moi. La montrée est très rapide, et du haut de la tour, je peux découvrir dans toute sa splendeur et aussi son évolution, la ville de Taïpei. On voit qu’elle ne cesse de s’étendre et de grignoter les collines environnantes. On peut se demander où s’arrêtera l’homme dans sa course au gigantisme et dans l’envahissement constant des espaces naturels ; que restera t’il bientôt de la vie dite sauvage ?

Le spectacle y est impressionnant et cela me rappelle la Tokyo Skytree que j’avais également visitée lors de mon séjour au Japon.

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Une famille taïwanaise m’aborde, la mère de famille tient absolument à ce que ses filles parlent en anglais avec moi, ce que nous faisons pendant une petit quart d’heure et tout se termine comme souvent par des photos.

Cette journée était vraiment celle de la TOUR 101 que j’aurai l’occasion de revoir, mais cette fois-ci en pleine nuit avec mes amis Tristan et Esther. La nuit tombée, nous montons sur une colline appelée la Montagne de l’Eléphant ; nous ne sommes pas seuls, il y a beaucoup de monde ; les escaliers sont raides, cela grimpe et plusieurs fois je rate une marche. Avec bienveillance, Tristan me propose de porter mon sac à dos dont je me demande pourquoi je l’ai emporté. J’accepte avec soulagement, d’autant plus que l’atmosphère est presque étouffante, il fait vraiment très chaud et je bois de l’eau à n’en plus finir.

La Tour est vraiment très belle, elle resplendit dans l’écrin de la nuit. Arrivés à la fin de notre ascension, c’est le temps des photos. Nous rencontrons un couple de français et leurs deux enfants, la mère d’origine asiatique et nous prenons le temps d’un échange.

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Nous nous quittons avec Tristan et Esther dans une station de métro après cette escapade nocturne, avec encore des photos pour inscrire dans la mémoire ces quelques jours passés ensemble. Il est toujours émouvant pour moi de quitter des amis sur un quai, sans doute en réminiscence à mon enfance, lorsque par un petit matin de mars 1963, j’ai dû abandonner, après des années de guerre, de fureur et de larmes, mon Algérie natale.

Rentré, à mon hôtel, je me couche, la tête dans les étoiles…

Gilbert
26 juillet 2017